mercredi 29 octobre 2008

Engagez vous qui disaient....


Après le Blue Lagoon, pédaler sous une pluie glaciale devient pénible. D'autant plus que le vent n'a pas faiblit, et que jusqu'à présent la route était assez plate. Maintenant nous devont affronter les premières cotes. Le poids des vélos, presque 15 kg devient un handicap. Nous devons nous résoudre à pousser nos VTT.


Et même en descente, le vent est trop fort pour rester sur le vélo.


Après presque deux heures, nous avons fait uniquement quelques kilomètres. A ce rythme nous mettrons presque 10 heures pour atteindre la capitale.


L'inquiétude commence à se voir.


Alors que nous affrontions une ennième côte sur un chemin caillouteux, une voiture nous dépasse à grande vitesse. Nous la retrouvons plus loin, bloquée dans du sable. au volant un grand gaillard d'au moins 1,90m, sote de Lenny pour ceux qui ont lu des souris et des hommes. Un géant, mi homme mi enfant qui utilise les routes desertes du coin pour jouer les pilotes de Rally. Il tente de decrocher sa Mitsubishi mais il a beaucoup de mal. Nous laissons nos vélo pour lui apporter notre aide. Après quelques minutes, la voiture est dégagée. Pourtant, plutot que de prendre un autre chemin, il recule et tente de passer à nouveau l'obstacle. Après une hésitation, la voiture finit par passer. Ouf !

Si notre géant semble tiré d'affaire, ce n'est vraiment pas notre cas. La capitale islandaise semble tellement loin. Et le vent ne veut décidement pas nous épargner. Nous continuons donc tant bien que mal à avancer, mètre après mètre. Les côtes nous oblige la plupart du temps à marcher à coté de nos montures...

Mes souvenirs s'effacent depuis le temps. Je me souviens quand même de notre arrivée dans un petit village. Alors qu'il y avait une pluie fine, pas une ame qui vive dans la rue principale. Un village fantome en quelque sorte. Digne de certains films américains.
Nous ne nous attardons pas longtemps.

Puis je me souviens aussi de ce couple en 4x4 qui nous voyant lutter contre les éléments fut pris de pitié et nous abandonnère une bouteille de Sprite.

Nous sommes finalement arrivés dans la banlieu de Reykjavik.

J'étais complèètement épuisé, avec la fringale que connaissent les cyclistes. J'engloutissais barre de céréales après barres de céréales, gagnant quelques centaines de mètres à chaque fois...


Finalement nous nous sommes arrêtés dans un des nombreux fast food de la capitale, et après avoir englouti un menu made in USA, nous voilà prets à avaler les derniers kilomètres qui nous menèrent au camping.


Quelle première journée !





Le Blue Lagoon


Le Blue Lagoon, c'est un centre balnéaire, mais contrairement à ce que l'on connait en france, ici l'eau est chauffée naturellement par l'activité sous terraine , et elle est totalement naturelle. Elle est d'ailleurs assez trouble et pleine de souffre. Mais on dit que c'est très bon pour la peau. D'ailleurs on peut acheter des produits de beauté produits ici.





Un simple masque de sable me suffira.








Nous restons donc là à se détendre plusieurs heures. Je ne vous donnerais pas trop d'anecdotes. A part le fait que je me suis fait aborder par un groupe d'homosexuels californiens peut être...








En tous cas, la température de l'eau contraste avec l'extérieur. Pour notre arrivé en Islande, le temps est vraiment excécrable et nous auriont aimé rester là plus longtemps. Mais la route pour Reykjavik est encore très longue. Aussi nous nous résignons à remettre nos vêtements humides, et après avoir mangé un sandwich au détour d'un couloir nous remontons en selle.








vendredi 24 octobre 2008

L'arrivée à Keyflavik

Alors que nous arrivions en Islande, le ciel etait d'un bleu immaculé. Je fus tres surpris car je m'attendais a des conditions plus difficiles. Ce que j'avais oublié c'est que l'avion volait au dessus des nuages....
Dès qu'il amorça sa descente, il traversa une épaisse couche de nuages et les choses rentraient dans l'ordre : le temps était très couvert mais il ne pleuvait pas.
Une fois les bagages récupérés, il fallut trouver un endroit un peu à l'écart pour procéder au remontage des vélos. Nous sommes restés dans le hall malgré les pancartes d'interdiction. Ah ces français !!!




Après, une heure, nous étions prêts.
Les deux autres cyclistes aperçus a Paris étaient là aussi.
Nous avons décidé de ne pas attendre plus et de nous lancer sur les routes islandaises. Il faisait sombre mais on voyait relativement bien.
Il était pourtant environ 1H du matin...
Nous voila donc partis en direction de notre première étape : le Blue Lagoon.
La route était bien goudronnée et le vent nous poussait. Heureux de partir enfin, nous nous sommes élancés sur un bon rythme. Le paysage dans la péninsule était lunaire. Un paysage plat, ou le sol est recouvert de lave noire, sans aucune végétation.
Le vent est trop fort pour que puisse pousser des arbres.
Bientôt nous quittons la route de Reykjavik pour nous diriger vers le Blue Lagoon.
Eole, jusque là dans notre dos, devient maintenant notre ennemi.
Nous ne tardons pas à connaitre les premières difficultés.
Seb commence à ressentir une crampe au mollet.
Ca promet !
Nous continuons ainsi presque 2 heures à lutter contre les éléments dans un paysage sorti tout droit d'un roman de Jules Verne.
Lorsque nous arrivons au Blue Lagoon, il est presque 5H00. Problème, le centre ouvre à 8H00. Il fait très froid et le vent devient vraiment pénible à supporter.
Pas d'abri aux alentours...
Seb et Aurèlien choisissent de se rendre directement à Reykjavik.
Ils reviendront au retour.
Nous restons moins longtemps qu'eux en Islande. Nous ne pourront pas revenir. Il nous faut donc attendre ici. Nous décidons d'essayer de monter les tentes pour s'abriter. Malgré le vent, nous arrivons à faire tenir les tentes et nous dormons un peu. Mais à 8H nous sommes déjà devant l'entrée du Blue Lagoon...




jeudi 23 octobre 2008

Le voyage

Aller en Islande, c'est déjà un voyage. Partir de Thonon, en train, cela devient un périple ! Surtout quand on imagine ce que j'emportais : Je résume :
Mon VTT dans sa housse.
Deux saccoches arrières
Un sac fourre tout.
Une saccoche guidon.
Pas facile de monter dans un train avec tout cela. Pas facile aussi de passer inaperçu...
D'ailleurs alors que j'attendais ma correspondance dans le hall de la gare de la Part Dieu à Lyon, une journaliste est venue m'interviewer pour le journal télévisé : le sujet de son reportage : les départs en vacances... Un bref moment de célébrité que seule quelques personnes de Lyon ont pu me voir. Et oui c'était une chaine locale. Mais Emeline était de ces personnes quand même.
Bref, après des heures de voyage inconfortable, passées assis sur mes sacs entre les wagons, (oui pas évident de s'assoir dans le wagon lorsque l'on porte un vélo...), j'arrive finalement à Roissy.
Et bien ne croyez pas que mon périple touchait à sa fin. Il me fallut encore trouver le bus pour gagner le terminal. Enfin seulement je pu poser mes affaires et attendre les autres. Mais quelle journée. Enfin quelle début de journée devrais je dire. Je ne savais pas que mon premier jour de vacances durerait 36 heures... Vous comprendrez pourquoi tout à l'heure.
(...)
C'est Alex qui arriva le premier. Quelques minutes avant les deux frères, Jeremy et Bryan. C'était l'aboutissement de plusieurs mois de correspondance. Je n'avait encore jamais vu mes compagnons d'aventure. Le premier contact fut bon. J'étais optimiste pour la suite.
Nous avons fini d'emballer les vélos. Deux écoles : la housse pour Alex et moi. Jeremy et Bryan ont opté pour le carton. Le seul problème avec la housse, c'est que par la suite il faut se la porter pendant 3 semaines. Le carton lui est pratique à condition d'en prendre des grands. Visiblement Jeremy et Bryan avait prévu trop petit et après l'utilisation d'un rouleau de scotch, l'emballage tenait lieu d'oeuvre d'art...
Rien à voir en tous cas avec les deux cartons que poussaient deux gars à l'aéroport. Visiblement deux autres amateurs de VTT.
Une fois les bagages enregistrer il nous fallut traverser l'aéroport pour payer le supplément. L'heure tournait. Nous étions en retard et c'est pratiquement les derniers que nous sommes embarqués dans l'avion.
Je pu enfin me reposer quelques heures.

Pourquoi ce blog ?

Voilà déjà plusieurs années que je souhaitais raconter mon aventure islandaise. J'avais même commencer le récit de ce voyage, mais hélas, j'ai perdu le script lors de mon changement de domicile. Pourquoi donc raconter un voyage qui s'est déroulé en 2004 ?

Et bien il y a plusieurs raisons :

La première et la principale peut être, est qu'avec les années les souvenirs s'effacent. Cela fait quatre ans et certains détails commencent à disparaitre de mon cerveau. Comme j'attache beaucoup d'importance à ce voyage et que j'aimerais en garder une trace, j'ai décidé de le raconter par écrit. C'est une sorte de sauvegarde pour remédier aux effets du temps...

La deuxième raison c'est la volonté de vous présenter ce magnifique pays qu'est l'Islande. Trop peu de gens connaisse ce pays et j'espère que ce blog leur donnera envie d'aller voir réellement cette ile perdue au milieu de l'Atlantique Nord.

Enfin, c'est un moyen pour moi de vous faire partager mon expérience. Si vous souhaitez vous aussi vous lancer dans l'aventure de l'Islande à vélo, n'hésitez pas à me contacter pour avoir des détails et poser vos questions.

Voilà, je crois que j'ai répondu à la première question, et justifié l'existence de ce blog.

Maintenant je vais vous expliquer comment est née cette expédition. Fin 2003, après une courte expérience de vie en couple, je me retrouve à nouveau seul. Je ressens alors le désir de me prendre en mains et de me lancer dans un projet de voyage. L'Islande, à la fois mystérieuse et hostile m'est alors apparue comme la destination de circonstance. Il me fallait alors convaincre quelques personnes de m'accompagner. Pourtant passer les plus beaux mois de l'années dans une ile pluvieuse, qui plus est en camping n'est pas vraiment le rêve de tout le monde. Aussi fallait il se rendre à l'évidence. Personne de mon entourage n'était susceptible d'être tenter par l'expérience. C'est alors que j'ai décidé de parcourir les différents forums et bourses d'équipiers qui fleurissent sur la toile.

Cette solution fut la bonne puisque quelques semaines plus tard, Jeremy me contacta. Il avait à peu près les mêmes projets que moi. Lui souhaitait par contre faire le tour du pays à vélo. Pourquoi pas ! C'est là que les choses ont vraiment commencé.

Nous avons établi tous les deux l'itinéraire. Puis quelques mois plus tard, Alex nous a rejoint. Enfin, Bryan, le frère de Jeremy a rejoint également le groupe.

Je vais essayer de vous résumer l'itinéraire que l'on souhaitait emprunter, à partir d'une carte et de mes souvenirs.




L'aéroport se situe sur la péninsule de Keflavik. Nous avions prévu de rejoindre Reykjavik en passant par le Blue Lagoon, haut lieu du tourisme Islandais. Nous devions rester quelques jours dans la capitale pour visiter la seule véritable ville du pays, et bien sur faire un ravitaillement avant de se lancer dans l'inconnu.

De Reykjavik, nous devions ensuite aller à Pingvellir ou passe le fameux Rift, et terminer le fameux triangle d'or avec la visite de Geysir et Gulfoss.

Nous voulions ensuite emprunter la piste qui traverse le pays, en passant entre les glaciers du Landjokull et d'Hofsjokull jusqu'à Varmahlid. De là nous voulions prendre un bus pour aller à Akureyri.

Nous souhaitions ensuite gagner le lac de Myvatn en vélo avant de reprendre le bus pour faire la partie est de l'ile, jusqu'à Hofn. Ensuite nous avions prévu de prendre nos VTT pour aller à Vik en passant par Jokusarlon. Enfin, nous devions regagner Reykjavik, non sans avoir été dans le massif du Landmannalaugar.

Tout un programme pour trois semaines d'aventure.

Vous verrez par la suite que l'itinéraire initial a subi quelques modifications, au gré de notre progression sur les routes islandaises .